La cour des comptes s’est penchée sur deux peines alternatives à l’incarcération : le travail d’intérêt général et la détention à domicile sous surveillance électronique. Elle a étudié l’impact sur la récidive. En premier lieu, »cette politique est restée sans effet sur l’augmentation du nombre de personnes incarcérées, qui a atteint au 1er novembre 2024 le niveau record de 80.130 détenus », déplore la Cour des comptes. Le nombre de peines de travaux d’intérêt général prononcées a chuté de 21% de 2014 à 2023, malgré l’augmentation des places disponibles. Concernant la récidive, « une condamnation à un TIG atteint près de 60%, soit un niveau proche de celui observé pour les condamnés à des peines d’emprisonnement ferme ». A consulter ici.

Le bilan du Ministère de la Justice de 2018 était bien différent. Par ailleurs,  selon un rapport du Conseil économique, social et environnemental (CESE) datant de novembre 2019, 34 % des personnes récidivaient après une peine de travail d’intérêt général contre 63 % pour les personnes libérées en « sortie sèche » après la prison….