Un gendarme qui avait fait usage à deux reprises de son arme face à un individu armé d’un bâton télescopique a bénéficié d’un classement sans suite. Selon le parquet, « l’usage de son arme par le gendarme, à deux reprises et à une seconde d’intervalle, a été considéré comme nécessaire et strictement proportionnée au regard de l’agression dont il était victime ». « La vie et l’intégrité physique du militaire étaient menacées par Gabriel B., alors armé d’une matraque télescopique, arme par destination potentiellement létale, au moment du tir ». « Face à une situation qui a rapidement dégénéré, une gradation de la riposte a été envisagée, alors même qu’au moment des tirs, le gendarme n’était plus en position de sécurité ».
La famille envisage de porter plainte avec constitution de partie civile, en se basant sur la vidéo tournée par la victime avec son téléphone.
Les gendarmes intervenaient dans le cadre d’un tapage, en mai 2025, à Augé (près de Niort). L’enquête avait été ouverte du chef de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner par personne dépositaire de l’autorité publique.
De nombreux articles de presse sont consacrés à cette affaire (ici ou ici).